L'Académie canadienne d'ostéopathie a lancé un nouvel engagement personnel pour répondre à ce qu'elle identifie comme un problème critique dans les soins de santé modernes : la dépendance excessive à des protocoles rigides au détriment de la pensée critique, de la réflexion et des soins holistiques. L'engagement de santé 'Penser d'abord' est un engagement public fondé sur les valeurs de l'académie et des récentes observations, encourageant les praticiens, les étudiants et les individus à ralentir, à poser de meilleures questions et à assumer la responsabilité des décisions en matière de santé.
Un membre senior du corps professoral de l'ACO a déclaré qu'une trop grande partie des soins de santé était devenue réactionnaire, notant que lorsque les praticiens cessent de penser et commencent à suivre aveuglément des instructions, ils passent à côté du véritable problème. Un autre instructeur a souligné que l'écoute fait gagner du temps, expliquant que les prestataires de soins de santé identifient plus rapidement le vrai problème lorsqu'ils écoutent réellement ce que leur dit un patient. Ces réflexions ont directement façonné l'engagement, qui se concentre sur les comportements quotidiens plutôt que sur des promesses institutionnelles.
Le moment choisi pour cette initiative répond à des défis majeurs des soins de santé. Selon l'Organisation mondiale de la santé, 74 % des décès dans le monde sont liés à des maladies chroniques, dont beaucoup sont associées à des facteurs évitables. Au Canada, plus de 50 % des adultes vivent avec au moins une maladie chronique, nécessitant souvent des soins à long terme. Une enquête nationale a révélé que 57 % des patients souffrant de douleurs chroniques estiment que leurs besoins ne sont pas pleinement satisfaits par les systèmes standards, mettant en lumière un manque d'approches centrées sur le patient.
L'épuisement professionnel dans le secteur de la santé est également en hausse, plus de la moitié des prestataires signalant des symptômes, ce que l'ACO suggère être exacerbé par des environnements axés sur les protocoles qui limitent l'autonomie professionnelle et les interactions significatives avec les patients. L'engagement vise à contrer cela en favorisant une culture où l'évaluation réfléchie précède l'action, améliorant potentiellement à la fois les résultats des patients et le bien-être des praticiens.
L'approche de l'ACO, détaillée dans son entretien en vedette, soutient que les pressions systémiques pour l'efficacité ont involontairement diminué les aspects diagnostiques et relationnels des soins. En s'engageant publiquement à 'Penser d'abord', les signataires s'engagent à privilégier la compréhension plutôt que la rapidité, en considérant la personne dans son ensemble plutôt que des symptômes isolés. Ce changement a des implications pour la gestion des maladies chroniques, où des conditions complexes et multifactorielles défient souvent les solutions universelles.
Bien que volontaire, cet engagement représente un effort de base pour redéfinir l'excellence des soins de santé autour de l'engagement cognitif et de l'empathie. Son lancement coïncide avec une reconnaissance croissante que des soins de santé durables nécessitent un équilibre entre les protocoles fondés sur des preuves et l'application nuancée du jugement clinique. Pour plus d'informations sur la philosophie de l'académie, visitez leur site web. L'importance plus large de cette initiative réside dans son potentiel à influencer la façon dont les soins sont conceptualisés et dispensés face à l'augmentation des charges de maladies chroniques et des défis de la main-d'œuvre.


